Voyage en Colombie : Mon itinéraire de 3 semaines

« Ères de Bogotá ? Ères de Medellín ? Ères de Salento ? »
Ces phrases ne vous disent peut-être rien, mais moi, elles me hantent encore aujourd’hui. Lors de mon voyage en Colombie, ma chère sœur avait la fâcheuse tendance à les sortir dès notre atterrissage. À chaque fois qu’on croisait une personne qui osait nous sourire, j’avais droit à l’une de ces répliques. Bon, évidemment, cette folle n’est pas le sujet principal de cet article (heureusement pour vous) qui va vous présenter notre itinéraire en Colombie.

Aujourd’hui, on est là pour parler de mon itinéraire de 20 jours en Colombie, entre paysages, plages et jus naturels à gogo (ah, la limonada de coco… je rêve encore de toi, jour et nuit).
Durant ces 20 jours, on a exploré 5 villes : Bogotá, Salento, Medellín, Santa Marta et Carthagène. Et tout commence par 4 jours à Bogotá. Je ne vous en dis pas plus. Voici en détail mon itinéraire en Colombie de 20 jours !

Jour 1 à 4 : Bogotá

Des bus aussi longs que des trains, des embouteillages qui feraient passer Paris pour un havre de paix, et une pluie qui tombe toutes les cinq minutes, juste pour tester ta patience. 

Alors, je ne vais pas dire que j’ai aimé Bogotá (j’ai choisi de dire la vérité et rien que la vérité) mais la ville regorge d’histoire et de musées intéressants. Est-ce que j’y passerais une semaine complète ? Clairement pas. Mais pour un week-end, pourquoi pas. L’idéal est d’y rester 2 jours. Et si vous avez la chance d’y être un dimanche, là, c’est jackpot : tout le monde est dehors, il y a de la musique, des stands de nourriture tous les 10 mètres (mon côté foodie a adoré) et les rues se transforment en une véritable fête à ciel ouvert.

centre Bogota
quartier de la candeleria

Jour 1 : Premiers pas dans Bogotá

5 h du matin et l’avion vient tout juste d’atterrir à Bogotá. L’aéroport est presque désert, silencieux, comme si la ville dormait encore, un peu normal à cette heure. En dix minutes à peine, je passe l’immigration, un record absolu ! Je mets plus de temps à regarder une vidéo Youtube de 3mn avec les publicités qu’à passer l’immigration, vous vous rendez compte ? Avec des cernes aussi épaisses que mes bagages, je prends un taxi et file tout droit donc à l’auberge. C’est enfin le moment de m’écrouler sur le lit et de profiter de ma première mini nuit en Colombie.

Visite guidée gratuite avec Beyond Colombia

Dimanche, midi pile, après une courte nuit de sommeil, je m’aventure pour la première mission de mon séjour : faire une visite guidée gratuite de Bogotá avec Beyond Colombia. C’est devenu mon rituel de voyage. À peine arrivée dans une nouvelle ville, je réserve toujours un tour guidé, c’est ma façon de prendre le pouls du lieu avant même d’avoir défait ma valise.

Le concept de la visite guidée gratuite est simple : comme son nom l’indique, c’est une visite gratuite, et à la fin, chacun donne au guide ce qu’il souhaite. Pendant trois heures, on a arpenté les quartiers principaux du centre de Bogotá : street art, La Candelaria, quartier présidentiel… bref, un condensé d’histoire et d’anecdotes. Pendant la visite, j’en profite toujours pour bombarder le guide de questions concernant ses meilleurs tips, ses petites adresses cachées, les coins à voir absolument… bref, tout ce qui peut me permettre de commencer mon séjour du bon pied.

centre-ville de Bogota
Place Simon Bolivar Bogota

Après la visite, j’ai continué à me balader dans le centre car c’était le week-end et toutes les rues étaient animées. Une fois la petite balade terminée, j’ai filé à l’auberge et je me suis permise de terminer ma nuit tout en rêvant de tout ce que j’allais faire durant ces trois semaines.

Jour 2 : Musées à gogo

Ma bonne nuit de sommeil passée, je me suis réveillée en pleine forme prête à arpenter les rues de Bogotá. Enfin… jusqu’à ce que je jette un œil par la fenêtre : pluie, pluie et encore de la pluie. 

Conseil : ne sortez jamais sans parapluie à Bogotá. Jamais. Jamais. Jamais. Le temps change plus souvent d’humeur que ton boss. Étant bretonne, rien ne m’arrête concernant la météo. J’ai profité de ce mauvais temps pour aller visiter les quelques musées conseillés la veille par mon guide.

Coup de chance ou hasard, le musée de Botero se trouvait à seulement 7 minutes à pied de mon auberge évitant ainsi de me faire fouetter par la pluie. Ce qui est cool avec ce musée c’est qu’il est à la fois beau, intéressant et le plus important, il est gratuit. Notre gentil Botero a tout légué à la Colombie, à condition que ses œuvres restent accessibles à tous.

Musée Botero
Tableau musée Botero

On ne s’en rend pas compte au début mais plusieurs musées sont acollés. J’en ai donc profité pour me rendre à la Maison de la monnaie, un musée qui retrace l’évolution de la monnaie en Colombie depuis les formes les plus anciennes d’échange jusqu’aux temps modernes. 

Même si je n’ai jamais collectionné autre chose que des pièces jaunes et rouges durant toute mon existence, j’ai été happée dès les premières salles. Le musée est captivant, super ludique et vraiment accessible à tous les âges. Moi qui peux m’ennuyer très vite dans un musée, celui-ci m’a gardée prisonnière pendant presque deux heures.

La colline de Montserrat

Après une journée entière à enchaîner les musées, dès que le ciel s’est enfin dégagé, j’ai filé au Monserrat, la colline emblématique de Bogotá. Perchée à plus de 3 100 mètres d’altitude, elle surplombe la ville et offre l’un des plus beaux panoramas de la capitale colombienne. C’est un spot ultra populaire pour admirer le coucher de soleil, la mer de gratte-ciel et la ville qui s’étend à perte de vue. 

Certains y montent pour la vue, d’autres pour le côté pèlerinage. La vue est dingue mais respirez un bon coup car avec cette altitude, ça cogne aussi fort que le réveil du matin, j’ai eu des vertiges à plusieurs reprises. Cette vue prendra votre cœur, et sûrement votre équilibre.

Comptez un peu plus de 7 euros pour un aller/retour en téléphérique et/ou en funiculaire

Colline de Montserrat
Vue panoramique depuis la colline de Montserrat

La Candelaria

Pour terminer cette journée, j’ai fait une balade nocturne dans le quartier de La Candelaria, le cœur historique de Bogotá avec ses nombreuses fresques, bars et restaurants et marchés locaux.

Rue dans le quartier de la candeleria

Jour 3 : L’excursion Guatavita + Cathédrale de sel

Deux jours à Bogotá et j’avais déjà l’impression d’avoir fait le tour de la ville. J’avais besoin de grand air, de respirer, de souffler un peu. Les embouteillages m’avaient déjà bien épuisée. J’ai donc cherché une idée d’escapade le temps d’une journée, histoire de me dépayser. Très vite, j’ai trouvé l’excursion : le lac de Guatavita combinée à la cathédrale de sel de Zipaquirá et quelques autres arrêts.

Lac Guatavita

Sacré pour le peuple Muisca et lié à la légende de l’Eldorado, offre une superbe randonnée. On dit qu’il y aurait de l’or au fond du lac. C’est cet or que je suis venue chercher, une excursion c’est bien mais s’en mettre plein les poches, c’est encore mieux. 

Lac Guatavita
Maison penchée

Cathédrale de sel de Zipaquirá

Quant à la cathédrale de sel, c’est une immense église souterraine creusée dans une ancienne mine de sel unique.

Intérieur de la Cathédrale de sel de Zipaquirá
Cathédrale de sel de Zipaquirá

C’est les deux arrêts principaux de l’excursion mais à côté d’autres arrêts étaient prévus durant la journée (village typique, déjeuner à votre charge,…). Cette excursion a duré 15h, oui 15h, on est venu me chercher à 6h et je suis rentrée à 21h30. Autant vous dire qu’à la fin de l’excursion, j’avais l’impression d’être un zombie. Au total, j’en ai eu pour plus d’une centaine d’euros. 

Mon avis sur cette excursion ? C’est pas la meilleure excursion que j’ai faite de ma vie. Vouloir enchaîner les deux lieux dans la même journée et d’autres arrêts, c’est complètement une idée folle car les lieux ne sont pas à côté. Je ne sais pas ce qui est passé par la tête de notre guide Sergio pour nous faire ce marathon mal ficelé. Il a de la chance que c’était le début de mes vacances sinon je l’aurais ficelé comme un saucisson. Mon conseil, faites ces deux lieux séparément si vous souhaitez en profiter à leur juste valeur. Sinon, préparez-vous à rentrer rincés. 

Jour 4 : Dernier round à Bogota

Dernier jour à Bogotá, et j’en ai profité pour aller à un autre musée que m’avait conseillé mon guide la première journée, le musée de l’or. Pour beaucoup, c’est LE musée à ne pas manquer en Colombie. Ce musée expose la plus grande collection d’objets en or précolombiens au monde. La pièce la plus célèbre est la barque de l’El Dorado, une sculpture en or qui aurait inspiré le mythe du fameux Eldorado.

Je ne sais pas pourquoi mais je n’ai pas du tout accroché, peut-être c’est parce que je n’ai pas pris de guide ou parce qu’un grand nombre d’expositions étaient fermées à ce moment mais j’ai largement préféré les musées précédents. Allez-y et donnez-moi votre avis. Pour les non Colombiens, l’entrée est de 4,50 euros.

Pièce d'or - Musée de l'or Bogota
Eldorado - Musée de l'Or Bogota

Quartier El Retiro

Étant donné que j’ai passé des heures ces derniers jours à visiter des musées, et à me cacher dans des lieux couverts pour éviter la pluie massacreuse, je voulais juste flâner dans les rues et découvrir un tout nouveau quartier. Je me suis rendue dans le quartier chic d’El Retiro. Ses grandes avenues et son atmosphère animée vous feront automatiquement penser à Trafalgar Square, version colombienne. C’est un peu les Champs Elysées de Paris mais à Bogota. Une petite balade dans ce beau quartier puis c’était déjà l’heure de faire une sieste avant de filer à l’aéroport afin de retrouver ma sœur. Et là, c’était le vrai début des vacances !

Où manger à Bogotá ?

J’ai aimé quasiment tout ce que j’ai mangé à Bogotá, dès que je voyais de la street food qui me plaisait je la goûtais et le prix dans tout ça, n’en parlons pas. C’était le jackpot, je me sentais millionnaire en colombie.
Quant aux restaurants, deux adresses m’ont vraiment marquée. La première, c’est le restaurant de mon auberge, Masaya, où chaque plat était un régal surtout le petit-déjeuner colombien qui est vraiment délicieux.

Restaurant Masaya Hostel
Petit-Déjeuner Masaya Hostel Bogota

La seconde, ma pépite absolue : le burger à la kefta de chez El Libanés, un sandwich tellement moelleux qu’on se croirait sur un nuage. Tellement bon que j’y suis retournée deux fois, sans la moindre honte.

Mon palais a eu la chance de goûter pas mal de plats et je peux vous le dire, on se régale à Bogota et pour pas cher.

Restaurant El Libanés - Bogota

Où dormir à Bogotá ?

Pour mes premières nuits en Colombie, j’ai voulu sortir de ma zone de confort, j’ai décidé de dormir en auberge de jeunesse, j’en ai la larme à l’œil. Oui, bientôt la trentaine et je n’avais toujours pas testé, c’est dingue ! Honnêtement, j’ai été agréablement surprise mais dans le bon sens. C’est un bon moyen de faire des rencontres et de profiter d’un logement à un prix réduit.

Le Masaya Hostel coûte environ 11 € la nuit, soit le prix d’un menu grec aujourd’hui, parfois même moins cher. Le rapport qualité prix est imbattable.
Est-ce que je retenterais ? Probablement pas. J’aime trop le confort mais pour les personnes qui peuvent s’en passer, foncez!!!!

Masaya Hostel Bogota
Salle à Manger - Masaya Hostel Bogota
Dortoir Masaya Hostel - Bogota

Pour l’arrivée de ma sœur, j’ai choisi un hôtel à proximité de l’aéroport, à seulement deux ou trois minutes en navette. L’hôtel est superbe, presque luxueux, parfait pour une escale. Le seul bémol : le lit, oh my god, le lit, beaucoup trop dur à mon goût. Je ne savais pas que les lits cailloux existaient. J’avais l’impression de dormir sur une barre de fer. En revanche, le petit-déjeuner était exceptionnel, digne d’un hôtel 5 étoiles, un vrai festin.
Si vous souhaitez séjourner à l’Hôtel Habitel Prime, il faudra débourser 55 euros la nuit.

Chambre hôtel Habitel Prime Bogota
Hôtel Habitel Prime

Jour 5 à 10 : Medellín

Ahhh Medellín… Je ne pensais pas qu’une ville pouvait me kidnapper le cœur aussi vite. Dès je t’ai quittée, j’ai eu un goumin profond. Goumin XXL. Ce qui est fou, c’est que notre histoire d’amour avait très mal commencé.

Jour 5 : Repos

On va être honnêtes : cette première journée a été une catastrophe. Après une nuit passée la veille sur un matelas aussi dur que la tête de ma sœur, j’étais KO. Fièvre, frisson, zéro énergie s’en est suivi. J’ai passé la journée allongée à penser au sens de la vie.  Je n’ai donc absolument rien à vous raconter sur cette journée où j’ai laissé mon corps se faire bercer par le matelas.

Jour 6 : Comuna 13

C’est avec une boîte de Halls, du Doliprane et une détermination à 100 % que j’ai décidé de sortir et vaincre la maladie. Quoi de mieux que de commencer ma journée par l’un de mes repas préférés : le brunch. Brunch de Montréal, brunch de Barcelone, brunch de Toronto… vous me connaissez, c’est mon langage universel. Medellín devait y passer. On a fait le brunch & Lunch By Zoé Jasmin. Beaucoup de hype sur ce brunch qui pour moi ne fait clairement pas partie des meilleurs de la ville. Beaucoup y vont car le personnel, le décor et l’ambiance sont cool. 

Free tour à la Comuna 13

Une fois le brunch terminé, cap sur la Comuna 13 avec Samuel, notre guide de Beyond Colombia. Quel guide exceptionnel, j’aurais pu boire toutes ses paroles si j’avais été en pleine forme mais une partie de mon cerveau réfléchissait à quelle méthode j’allais utiliser pour sortir très vite de la maladie.

Samuel nous a parlé du passé sombre du quartier qui était autrefois l’un des endroits les plus dangereux de la ville, mais surtout de la renaissance d’un quartier devenu maintenant célèbre pour son street art, sa culture mais surtout son énergie incroyable. Il a vraiment pris le temps de nous partager son vécu tout en répondant à toutes nos questions. Un vrai coup de cœur Samuel, je te mets 5 étoiles et un pouce bien haut pour ce beau travail.

Comuna 13 - Medellin
Fresque comuna 13 - Medellin
Artistes Comuna 13 - Medellin

Balade téléphérique

D’ailleurs dès que vous finissez la visite de la Comuna 13, profitez-en pour prendre le téléphérique, conseil de Samuel. Pour le prix d’un seul ticket, vous pouvez monter et admirer la ville d’en haut. Medellín vue sous cet angle ? Ce conseil n’est pas tombé dans l’oreille d’une sourde ! Pour information, on n’est pas descendues du téléphérique, on a fait l’aller-retour en restant à l’intérieur.

Téléférique Medellin

Jour 7 : Au coeur de Medellín

Pueblito Paisa

Déjà une semaine que j’ai mis les pieds en Colombie et je ne suis toujours pas déçue, loin de là. Pour ce 7ème jour, on s’est réveillées très tôt car on avait un programme chargé. On avait déjà perdu une journée avec ma maladie, on ne voulait pas perdre plus de temps. On est allées en voiture à
Pueblito Paisa, une reconstitution d’un petit village traditionnel d’Antioquia perché au sommet de la colline Cerro Nutibara. Les maisons colorées sont toutes charmantes, il y a vraiment une petite vie qui se crée autour de ce village. Et la vue sur Medellín ? À couper le souffle.

Pueblito Paisa
Porte orange - Pueblito Paisa
Vue panoramique depuis Pueblito Paisa

Centre-ville & Plaza Botero

Ensuite, on a pris la direction du centre-ville pour y découvrir la Plaza Botero, qui vit jour et nuit. On y trouve les énormes sculptures de Botero, la foule, les stands dans les rues… chaque coin de rue est un petit spectacle que j’ai adoré savourer à chaque instant. Il y a cependant quelques rues un peu malfamées dans le centre-ville, donc il faut rester attentif à ses déplacements.

Plaza Botero
Sculture Botero - Plaza Botero
Chat géant - Plaza Botero

Palacio de la Cultura

On a profité de notre arrêt en ville pour nous rendre au Palacio de la Cultura. Un bâtiment emblématique de Medellín, situé sur la Plaza Botero, dans le centre-ville. L’extérieur est très esthétique, l’intérieur est sympa mais sans plus, mais la vraie récompense, c’est la vue depuis les toits qui offre un panorama de la ville. L’entrée est gratuite mais n’oubliez pas votre pièce d’identité, qui est obligatoire.

Palacio de la Cultura.
Vue depuis la terrasse du Palacio de la Cultura

El Poblado

Le soir, on est allées dans notre quartier coup de cœur El Poblado. C’est le coin le plus animé et branché de Medellín. Vous voulez manger dans un restaurant chic ? Poblado. Vous voulez vous poser en terrasse ? Poblado. Vous voulez vivre la vie nocturne ? Poblado. Vous voulez faire du shopping ? Poblado. Bref vous l’aurez compris, c’est le lieu vivant de Medellin où tout le monde se retrouve pour sortir.

Medellin Provenza
Quartier de la provenza de nuit - Medellin

Jour 8 : Medellín au ralenti

Un dimanche à Medellín, c’est un peu comme le 1er mai en France: tout est fermé, la ville ralentit, et vous n’avez plus qu’à lever le pied ou c’est peut-être nous qui ne savions pas où aller. Moralité : prévoyez une activité tranquille ce jour-là ou, mieux encore, faites-en votre journée relax.

On oublie trop souvent de normaliser les jours off en voyage. Parfois, la meilleure activité, c’est de ne rien faire du tout même en vacances.

Jour 9 : Guatapé

Dernière journée à Medellín et il y avait un lieu qu’on ne pouvait absolument pas manquer : l’excursion à Guatapé et El Peñol. C’est presque un passage obligé tant le cadre est unique. On est partis tôt le matin pour rejoindre ce village complètement fou de couleurs

Église Guatapé
Rue de Guatapé
Immeubles colorés - Medellin
Parapluie - Guatapé

Comme d’habitude, j’avais réservé avec GetYourGuide (fidèle à moi-même). On a flâné dans les petites rues pendant une bonne heure avant de mettre le cap sur le fameux rocher El Peñol. On a pris une grande inspiration avant d’attaquer ce rocher qui domine tout le lac. 740 marches, oui 740 marches qui vous attendent. J’ai senti mes mollets brûler à chaque pas. Je me retournais régulièrement pour voir ma petite sœur derrière souffrir autant que moi, solidarité familiale oblige.

Mais la vue était absolument incroyable. Des lacs turquoise à perte de vue, un panorama digne d’une carte postale. La douleur en valait la peine.

rocher El Peñol
rocher El Peñol et escaliers
Vue depuis le rocher El Peñol

Croisière & La Manuela

L’après-midi, on a embarqué pour une petite croisière sur le lac. Au détour d’un virage, La Manuela est apparue, l’ancien manoir de Pablo Escobar, abandonné et rongé par le temps. Voir cette maison en vrai après avoir suivi la série, était fascinant. On avait presque l’impression d’y être, comme si l’histoire prenait vie juste devant nous.

Pour les fans de Pablo, il y a des visites qui sont organisées pour parler uniquement de ce grand bandit. 

La manuela de Pablo Escobar - Medellin

L’excursion, c’est un 10/10 et elle coûte que 30 euros/personne. C’est vraiment une excursion complète et qui vaut absolument le détour si vous êtes de passage à Medellin.  

Ah Medellín… qu’est-ce que j’ai aimé ces jours à tes côtés. Ta chaleur, ton énergie, ta créativité. J’ai déjà hâte de te retrouver.

Où manger à Medellín ?

Vous souhaitez vous régaler dans un bon restaurant à Medellín ? Lisez mon article pour bien manger mais surtout, n’hésitez pas à vous arrêter à chaque stand de rue. J’ai goûté à tout : bananes plantains croustillantes, flan colombien, jus fraîchement pressés, arepas… 

Je peux vous le dire, merci Medellín de m’avoir autant régalée. Chaque bouchée a été savourée jusqu’à la dernière miette. Les plats sont aussi bons dans la rue que dans les restaurants alors faites-vous plaisir.

Où dormir à Medellín ?

On a réservé au Factory Lofts à Laureles, un appart-hôtel qui avait l’air canon sur les photos et il a tenu toutes ses promesses. Dès qu’on est entrées, on s’est senties comme à la maison. La décoration était moderne, il y avait une piscine sur le toit, une machine à laver disponible gratuitement, c’est vraiment un game changer. 

En plus, on était dans un super beau quartier, Laureles qui est résidentiel et charmant, avec plein de restaurants, cafés et de petites boutiques à découvrir à pied. 

Petit détail à noter : certaines rues peuvent être un peu bruyantes le soir avec les bars et restaurants, donc prévoyez des boules Quies si vous êtes de la team calme.

Factory Lofts à Laureles, Medellin
Cuisine - Factory Lofts
Salle de bain - Factory Lofts

Jour 10 à 12 : Santa Marta

Quand on pense à la côte caraïbe en Colombie, c’est souvent Carthagène qui attire toute la lumière. Mais Santa Marta, Santa Marta, non, mettez de la lumière sur cette ville. Elle est peut-être plus discrète, mais elle en vaut vraiment le détour.

Jour 10 - Arrivée à Santa Marta

On est arrivées en soirée et on avait à peine posé nos affaires à l’hôtel que le réceptionniste nous a proposé une excursion à Tayrona pour le lendemain matin. Il ne voulait vraiment pas nous laisser respirer, celui-là, mais je le comprends ! Il devait se dire que deux sœurs aussi pétillantes ne pouvaient pas rater une telle aventure.

Le parc Tayrona, c’est un immense parc naturel sur la côte caraïbe, près de Santa Marta. C’est un lieu protégé, très important pour les communautés indigènes, et surtout un vrai petit paradis où la jungle rencontre la mer.

Et franchement, quand on vous propose ce genre d’excursion tout compris, transport, nourriture et animation inclus… vous croyez que j’allais dire non ? On a juste négocié le prix avec ma sœur, parce qu’au départ, on avait prévu d’y aller par nos propres moyens. On a payé 50 euros/personne.

Moralité : négociez toujours vos excursions, il y a souvent un petit quelque chose à gratter surtout quand c’est de dernière minute !

Jour 11 - Parc de Tayrona

Le lendemain matin, ni une ni deux, on a pris la direction du port pour rejoindre le parc Tayrona. Il se trouvait à moins de cinq minutes de notre hôtel, que demander de mieux ? On a embarqué avec une quinzaine de passagers et j’ai adoré l’accueil : fruits, boissons, collations… tout était prévu pour que la journée se passe bien.

La traversée en bateau, en revanche, a été un vrai combat, j’avais l’impression d’être dans Pirates des Caraïbes. Les vagues secouaient le bateau sans arrêt, mes os allaient se désarticuler à chaque mouvement. Vous voyez la sensation quand on fait un manège à la fête foraine ? Eh bien là, c’était pareil… mais pendant 1 h 30 au lieu de 5 minutes.

Et le pire, c’était ma sœur, qui allait vomir à chaque virage, au point que même le capitaine avait pitié d’elle. Bref, si vous êtes sensibles au mal de mer, mieux vaut opter pour la route ou prendre votre médicament avant d’embarquer.

Dès notre arrivée à la Playa Blanca, tout s’est apaisé. L’eau, la fôret, le décor digne d’une carte postale… un vrai petit paradis. Et le meilleur dans cette excursion, c’est qu’on avait plein d’activités proposées comme le paddle, le kayak, les masque et tuba… impossible de s’ennuyer une seule seconde.

Parc de Tayrona

Promenade de la ville

L’excursion terminée, on en a profité pour se balader dans le centre-ville de Santa Marta. La Carrera 13 et la Calle 19 se réveillent vraiment quand le soleil se couche. L’après-midi, il n’y a presque personne dans les rues avec la chaleur qui peut vite être étouffante, mais le soir, la ville s’anime.

Conseil, prenez une pause gourmande chez le glacier Nevossa, les glaces sont délicieuses. 

Jour 12 - Découverte de Santa Marta

Balade et visite guidée

Le matin, on s’est baladées tranquillement dans le centre historique. Dès midi passé, rester dehors est devenu impossible. Notre corps brûlait, j’avais l’impression de fondre comme un fromage à raclette bien chaud. Petit conseil : profitez de la ville avant midi, après c’est le sauna gratuit. La majorité de la population commence à sortir en fin de journée à partir de 16h30-17h.

centre-ville Santa Marta

Je vous avais parlé de ma passion de faire des visites guidées dès que je pose les pieds dans une nouvelle ville, mais ce n’était pas possible avant puisque la veille, on avait commencé par le parc Tayrona. Comme les groupes de Beyond Colombia étaient complets, j’ai dû passer par un autre organisme, GuruWalk, et ce fut bien la dernière fois ! Vous m’avez déçue, moi qui vous avais accordé ma confiance. 

À 16 h 30, on a finalement fait notre free tour dans Santa Marta, en découvrant la ville et ses endroits emblématiques comme la place Simón Bolívar, le Parque de los Novios… et avec un arrêt au musée de l’Or de Santa Marta. La Colombie, c’est vraiment un pays riche en histoire et on le sent à chaque fois qu’on met les pieds dans une nouvelle ville. Vous saviez que Santa Marta est l’un des plus gros producteurs de bananes plantains au monde ? Comme quoi, même en voyage, on apprend toujours des choses !  

Plaza Botero - Santa Marta
Fresque Santa Marta
Musée de l'or - Santa Marta

On a terminé la journée face au coucher de soleil, sur la promenade Rodrigo de Bastidas, puis on a continué à profiter de l’ambiance du centre-ville. 

Coucher de soleil à Santa Marta
Parc de Tayrona

Notre seul regret : ne pas avoir eu le temps d’aller à Minca, un petit village perché dans la Sierra Nevada, entouré de verdure, de cascades, de plantations de café et de points de vue à couper le souffle. 

Où manger à Santa Marta ?

Franchement, n’hésitez pas à manger dans la rue et à faire voyager vos papilles ! Si vous préférez un restaurant, j’ai eu un vrai coup de cœur pour un endroit où j’ai dégusté des sushis incroyables au BURUKUKA Restaurante Bar

La vue sur la ville était dingue, une belle surprise pour les yeux autant que pour les papilles.

Vue depuis le BURUKUKA Restaurante Bar
BURUKUKA Restaurante Bar

Où dormir à Santa Marta ?

On a logé à l’Hotel Boutique Maree, un hôtel super cocooning avec des chambres spacieuses et des petits-déjeuners faits maison… mama mia, un vrai régal ! L’hôtel avait aussi une petite piscine et un jacuzzi que je n’ai pas eu le temps de tester, mais qui donnaient vraiment envie.

Hotel Boutique Maree - Santa Marta
Salle de bain - Hotel Boutique Maree - Santa Marta
Restaurant - Hotel Boutique Maree, Santa Marta
Petit-Déjeuner - Hotel Boutique Maree, Santa Marta
Piscine de l'Hôtel Boutique Maree, Santa Marta
Jacuzzi de l'Hôtel Boutique Maree, Santa Marta

Jour 13 à 15 : Carthagène

Bogotá, Medellín, Santa Marta… mais il n’en manquerait pas une, par hasard ?
Bien sûr que si : Carthagène, cette ville dont je suis, moi aussi, tombée follement amoureuse. Contrairement aux autres villes, Carthagène est ultra touristique. Autant le savoir tout de suite, attendez-vous à des prix nettement plus élevés, que ce soit pour l’hébergement, les restaurants ou les activités.

Historiquement, la ville est surtout connue pour sa vieille ville fortifiée, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Jour 13 - Premiers pas à Carthagène

Cette fois, pas d’avion, pour une dizaine d’euros, on a pris le bus depuis Santa Marta pour rejoindre Carthagène. 3h30 de trajet à regarder défiler la campagne colombienne, papoter et réfléchir à comment on allait se débrouiller avec la valise que ma sœur venait de casser (oui, ça commençait bien).

Visite guidée gratuite

À peine arrivées, on a appliqué notre rituel préféré, qui est ? Un free tour, évidemment. Encore une fois, c’était avec Beyond Colombia, cette fois dans le centre historique de Carthagène. Pendant deux heures, on a arpenté les rues pendant que le guide nous racontait comment la ville était devenue, dès le XVIᵉ siècle, l’un des ports les plus importants de l’empire espagnol, au point d’attirer pirates et corsaires.

On a aussi mieux compris le rôle central de Carthagène dans le commerce des esclaves et pourquoi son héritage afro-caribéen est aujourd’hui si présent. Je ne le répéterai jamais assez, les free tours c’est vraiment simple, efficace, et exactement ce qu’il faut pour comprendre l’histoire de la ville et lancer la suite de votre séjour.

Quartier histoire Carthagène
Danse traditionnelle - Quartier histoire Carthagène
Bâtiments anciens - Quartier histoire Carthagène

Découverte de Getsemaní

Après avoir quitté le centre historique, on est parties explorer Getsemaní, le quartier bohème de Carthagène. Dès qu’on y est arrivées, on a vu des fresques colorées partout, des musiciens de rue, et des petites boutiques d’artisans qui donnaient envie de tout acheter.

Rue à Getsemaní, Carthagène
Fresque à Getsemaní, Carthagène

Bocagrande

En début de soirée, on a pris la direction de Bocagrande, surnommé le « Miami colombien » avec ses gratte-ciels impressionnants. On a craqué pour un dessert dans un café en bord de mer, histoire de profiter tranquillement de la fin de soirée.

Jour 14 - Pause à Carthagène

Le lendemain, on avait envie d’en découvrir encore plus du centre historique, alors on est retournées se perdre dans ses ruelles et ses places charmantes. Et là, coup de chance , on est tombées sur une démonstration de danse traditionnelle !

L’après-midi, on est reparties à Bocagrande pour un moment plus tranquille : un match de Ligue des Champions, puis, en fin de journée, on a profité du coucher de soleil sur la plage. 

Bocagrande, Carthaène
Coucher de soleil Carthagène

Jour 15 - Les îles du Rosaire et la fête de l’Indépendance

Iles du Rosaire

Dernier jour à Carthagène, et clairement, on ne pouvait pas rêver mieux pour finir le voyage en beauté. On a réservé une sortie en bateau vers les îles du Rosaire à 50 euros par personne (trouvée sur GetYourGuide). Dès le matin, on a quitté le port avec un petit groupe d’une quinzaine de personnes.

On a attaqué direct avec du snorkeling. Honnêtement, l’eau est tellement transparente qu’on se serait crus dans un aquarium géant ! On a nagé au milieu de nuées de poissons multicolores. Si vous faites cette excursion, n’oubliez pas vos chaussures aquatiques. 

Déjeuner à l'ile de Rosaire, Carthagène

Pendant qu’on naviguait d’île en île, notre guide nous racontait plein d’anecdotes sur l’histoire de la Colombie. Il nous a même emmenés au-dessus de l’endroit où l’avion de Pablo Escobar s’est crashé. On a même vu l’épave au fond de l’eau, juste sous la coque du bateau. 

Et pour finir la journée ? Mode farniente activé. On a passé l’après-midi sur la plage, à profiter du soleil et à déconnecter complètement. 

Déjeuner à l'ile de Rosaire, Carthagène

À faire si vous êtes à Carthagène encore quelques jours :

S’il y a un seul petit regret sur ce voyage, c’est de ne pas avoir eu le temps de pousser jusqu’à San Basilio de Palenque. C’est à seulement une heure de route, mais c’est un lieu tellement fort : le tout premier village libre d’Amérique, fondé par des esclaves en fuite. J’aurais adoré découvrir cette culture et ce symbole d’histoire de plus près.

Où manger ?

Niveau cuisine, je vais être honnête : je n’ai pas eu de véritable coup de cœur à Carthagène. On a testé le restaurant Morena, et si la décoration et l’ambiance sont vraiment sympas, dans l’assiette, j’ai trouvé ça un peu surcoté pour le prix.

De manière générale, les restos du centre historique sont assez chers et très “attrape-touristes”, donc mieux vaut bien checker les avis avant de s’installer.

Restaurant Morena, Carthagène
Dessert au restaurant Morena, Carthagène

On a aussi voulu tenter l’expérience Celele, qui est un peu l’incontournable dont tout le monde parle pour sa “bi-gastronomie”. Alors, je n’ai pas forcément aimé mon plat, l’entrée était correct. Par contre, je dois l’avouer : les desserts étaient incroyables. Fins, élégants et super bien travaillés, c’était clairement le point fort du repas !

Où dormir ?

Se loger à Carthagène, c’est un peu plus difficile que les autres villes. Les prix sont élevés et les prestations ne suivent pas toujours. De notre côté, on a posé nos valises dans le quartier de Getsemaní ! C’est central, super vivant et on sent vraiment l’âme du quartier mais point négatif, c’est hyper bruyant. 

Petit point budget : si vous avez gagné à l’EuroMillions, foncez dans le centre historique ! Les nuits tournent facilement autour de 300 €… 

Jour 16 à 18 : Salento

Après les grandes villes, l’arrivée à Salento a été une immense bouffée d’oxygène. On sentait que ce petit village allait nous faire un bien fou.

Jour - 16 De Bogota à Salento en passant par Pereira

Pour arriver à Salento, on a enchaîné un vol Carthagène-Bogota, puis un Bogota-Pereira. De l’aéroport de Pereira à la gare routière, on a pris un Uber pour une durée d’une vingtaine de minutes.
Une fois à la gare de Pereira, on a pris un bus qui nous a déposées à Salento en une heure.

Atterrissage en douceur

Dès qu’on a posé nos bagages à Salento, le programme était clair : sieste obligatoire. Après les nuits bruyantes de Carthagène, on en avait vraiment besoin ! Une fois rechargées, on est parties explorer le centre.

centre-ville de Salento
Un pont à New-York
Lisbonne, Portugal

Jour 17 – La Vallée de Cocora

La Vallée de Cocora

Le lendemain, direction la fameuse vallée de Cocora. C’est super simple : depuis la place principale, des jeeps partent toutes les 30 minutes. Comptez moins de 10 euros pour le transport et l’entrée au sentier de randonée. 

Jeep pour aller à la vallée de Corora

Après 20 minutes de voiture, on se retrouve au pied de ces palmiers de cire géants. 

On a opté pour une petite randonnée tranquille, histoire de profiter de la vue sans finir en PLS. Pour les plus sportifs, il y a des sentiers qui s’enfoncent loin dans la vallée. 

Main - Vallée de Cocora
Vallée de Corcoa

Mirador

Pour finir la journée en beauté, on a grimpé les fameuses marches colorées au bout de la Calle Real pour atteindre le Mirador. On a pu voir une petite vue panoramique de la ville de Salento. 

Vue depuis Salento

Spa

Et pour clore cette journée en apothéose ? On s’est offert un petit massage qui nous a littéralement remis les compteurs à zéro à un prix dérisoire ! On a payé 25 euros pour 1h10 de massage. Vous vous rendez compte ? À ce prix là, je vais me faire masser toutes les semaines. 

Salon de massage, Salento

Par contre, attention : ici, le cash est roi, prévoyez un bon stock de billets.

Où manger à Salento ?

Niveau food, Salento nous a vraiment réservé de belles surprises. Si vous passez dans le coin, ne manquez pas ces deux-là :

Maji by Ceron : Une adresse classe, bonne et hyper efficace. Mais alors, leur Torta de Pan… une tuerie ! C’est le genre de dessert tellement doudou que je n’en ai pas laissé une seule miette. J’en rêve encore !

Restaurant Maji by Ceron, Salento
Desser au Maji by Ceron

Bumi Cocina Natural : Là, c’est mon gros coup de cœur. Tout est fait maison, c’est sain, local, et surtout, c’est bourré de saveurs. L’endroit dégage une sérénité incroyable, on s’y sent tout de suite apaisé. Bref, une vraie pépite !

Restaurant Bumi Cocina Natural
Dessert au Bumi Cocina Natural

Où dormir à Salento ?

On a logé au Balcones del Ayer. Pour 50 € les deux nuits (petit-déjeuner inclus !), on a eu droit à une vue sur le village et une belle décoration typique. C’est clairement un bon plan pour profiter de Salento sans faire chauffer la carte bleue.

Hôtel Balcones del Ayer, Salento

Jour 18 à 20 : Bogota

Les 18 et 19ème jours ont sonné l’heure du retour à Bogotá. Honnêtement, si ma sœur n’avait pas été avec moi, je serais sûrement partie explorer Cali ou le village de Jardín. Mais comme elle n’avait pas encore vu la capitale, et que je suis une soeur adorable, on a repris nos casquettes de touristes une dernière fois dans la capitale de Colombie.

Au programme : balade dans le centre, manger, manger et encore manger. Pour finir en beauté, on a pris le téléphérique pour nous rendre à la colline de Monserrate.

Le jour 20, la réalité nous a rattrapées. C’était déjà l’heure du départ, snif ! Ma sœur a filé vers la France et moi, j’ai repris la direction du Canada. Enfin, c’est ce qui était prévu… car cette dernière journée a été un chaos total de mon côté. Un jour, je vous raconterais en détail cette journée !

Transports en Colombie

En ville, c’est le dilemme Uber vs Taxi vs transports en commun

Pour se déplacer en ville, on a alterné entre nos pieds et Uber. Un petit truc à savoir ! Uber est super pratique et très utilisé, mais comme c’est officiellement interdit, ne vous étonnez pas si le chauffeur vous demande de monter à l’avant pour passer incognito ! Quant aux taxis, on a essayé de les éviter au maximum comme au Mexique

Pas mal de chauffeurs de Taxi ont tendance à gonfler les prix dès qu’ils voient des touristes… Bref, comme souvent, restez vigilants !

On a rarement pris les transports en commun. 

D’une ville à l’autre : la liberté avant tout 

Pour les longues distances, on a jonglé entre l’avion et le bus. On a pris généralement que des vols intérieurs. C’est ultra accessible (comptez entre 15 et 40 € par vol). On les réservait souvent à la dernière minute, ce qui nous a permis d’être hyper flexible sur notre voyage.  

Les bus sont aussi une super option, surtout pour les petits trajets. À la base, je voulais faire plus de route avec les bus, mais comme ma sœur était un peu stressée par les longs trajets, on a privilégié l’avion. On a quand même pris le bus pour des sauts de puce comme Carthagène–Santa Marta, et ça se fait très bien !

La Colombie, un immense coup de cœur

Ah, la Colombie… Quel périple ! Ce pays nous a littéralement transportées. S’il y a bien une chose quai nous a marquées, c’est les paysages, les prix accessibles, la nourriture et la gentillesse incroyable des Colombiens. 

Évidemment, on repart avec quelques petits regrets, comme celui de ne pas avoir eu le temps de découvrir certaines villes. L’excuse parfaite pour revenir !

Si je devais vous donner un conseil, ce serait de prévoir large : trois semaines, voire un mois minimum, ne sont pas de trop pour vraiment profiter de ce magnifique pays. 

Tchuss.