Ah, le Canada ! Le sirop d’érable, les grands lacs, la poutine… On nous a tellement vendu le Canada ces dernières années qu’on l’a presque pris pour un eldorado. Comme beaucoup d’entre vous, moi aussi, j’y ai rêvé, je me suis projetée, j’ai réfléchi, encore et encore, puis j’ai sauté le pas et oui je me suis lancée dans cette incroyable aventure il y a maintenant deux ans. Étant donné que mon Permis Vacances Travail se termine, il était important pour moi de vous raconter comment je me suis préparée à ce grand voyage. Pour être plus synthétique car tout le monde sait que j’aime raconter ma vie, on va le faire en 5 étapes!
Mais avant de lire ce paragraphe de ma vie, si vous avez envie de vous lancer dans cette expatriation/immigration qui ne mérite pas d’être prise à la légère, surtout en ce moment, prenez le temps de bien réfléchir à votre projet et si jamais vous avez des questions, vous pouvez me poser dans les commentaires. Bienvenue dans la safe place de Sally.
1. S'assurer d'avoir vraiment envie de vivre au Canada
Pour travailler, voyager, étudier ou s’y installer, seul ou en famille, chacun rêve du Canada pour des raisons bien différentes. Certains envisagent d’y rester quelques mois, d’autres pour toujours jusqu’à l’infini et au-delà, comme Buzz l’Éclair !
Pour ma part, j’ai décidé de revenir au Canada après mon stage de fin d’études à Montréal en 2019. J’y étais restée six mois, mais c’était bien trop court pour moi, j’étais restée sur ma faim. Oui, vous voyez ce sentiment que vous avez quand vous n’avez pas terminé votre dessert au restaurant, ou qu’il vous reste deux minutes pour boucler votre examen final ?
Eh oui, durant ces six mois de fin d’études, il fallait jongler entre les rapports à rendre, les dossiers, les examens finaux… Autant dire qu’une bonne partie de mes week-ends était consacrée à boucler cette fameuse dernière année de master.
J’ai quand même essayé de profiter des alentours en visitant la ville de Québec et Toronto, mais j’avais cette impression d’inachevé, je voulais absolument poursuivre mon expérience canadienne.
Je DEVAIS revenir. Yeah, I need to come back!
Après le COVID, c’était décidé, il était temps de retenter l’expérience, mais cette fois, je voulais la vivre sur plusieurs années.
En janvier 2022, je me suis lancée dans le grand bain avec mon inscription au Permis Vacances-Travail, et j’ai été tirée au sort en avril 2022.
Comment vous dire que j’étais à la fois excitée, hésitante, pressée… J’avais quand même hâte de me lancer dans cette nouvelle aventure de vie et j’imagine que vous aussi, si vous lisez cet article à moins que vous soyez juste des curieux et curieuses !
Attention! Le Canada d’aujourd’hui n’est plus celui d’hier. Avant de tout plaquer, renseignez-vous. L’expatriation, c’est une montagne russe… non, je rectifie : ce sont des montagnes russes qui vont faire chavirer votre cœur comme aucun humain ne l’a encore fait jusqu’à aujourd’hui. En 2025, on le sait : c’est la crise un peu partout dans le monde, et le Canada n’y échappe pas, avec son inflation, la crise du logement, le chômage, les lois d’immigration plus strictes… On va bientôt tous et toutes devenir chauves, à ce rythme !
Le Canada, c’est un pays magnifique. C’est une aventure à vivre, à explorer, à aimer… Mais ce n’est pas une baguette magique qui va transformer votre vie en conte de fées.
J’ai galéré, vous allez galérer, on va tous galérer ici !!!
Préparez-vous, soyez réalistes, et surtout : vivez cette aventure à fond, parce qu’on ne sait pas de quoi demain sera fait !
2. Trouver le bon permis pour immigrer au Canada
Avant de foncer tête baissée, posez-vous les bonnes questions : êtes-vous vraiment prêts à vivre au Canada ? Avez-vous fait vos recherches et défini clairement votre projet ?
Il existe une multitude de permis pour venir ici : résidence permanente, permis d’études, permis fermé ou ouvert (comme celui que j’ai actuellement), entrée express, mobilité francophone… Bref, un vrai labyrinthe de possibilités, de quoi s’y perdre ! Comme je ne suis pas agente en immigration, je vous recommande vivement le site pvtistes.net : très clair, bien fait, et rempli d’infos utiles pas seulement pour le PVT autrement vous avez également pas mal de groupes facebook avec des personnes qualifiées qui vont pouvoir vous orienter.
Faire sa demande de permis
D’une part, j’ai choisi le Permis Vacances-Travail (PVT) pour sa flexibilité : il permet de vivre au Canada jusqu’à 2 ans, sans être lié à un employeur et ça, on adore ! Si jamais ça se passe mal dans votre boîte, vous pouvez partir, et hasta la vista !
D’autre part le Permis Vacances Travail est accessible de 18 à 35 ans, par tirage au sort. Comme vous le voyez, il a une durée définie.
Je ne savais pas encore si je voulais rester à long terme, donc c’était parfait pour tester la vie au Canada sans pression.
L’inscription se fait uniquement sur le site officiel d’Immigration Canada, alors soyez malin! Fuyez les organismes qui vous proposent des visas rapides et pas chers, c’est de l’arnaque, je répète c’est de l’arnaque! Allez uniquement sur le site officiel.
Comptez environ une heure pour remplir votre profil (identité, diplômes, etc.). Ensuite, vous entrez dans un bassin de candidats. Les tirages se font environ chaque semaine jusqu’à épuisement des places disponibles, mais vous pouvez attendre quelques jours… ou plusieurs années avant d’être tiré au sort (oui, vraiment).
Ça, c’est si vous voulez faire un PVT, donc un permis ouvert.
Mais si vous voulez vraiment venir quoi qu’il en coûte (et que vous êtes prêts à hypothéquer votre maison), il existe aussi des organismes privés qui proposent des programmes de type PVT. Le prix peut aller de 2000 à 6000 dollars, selon l’organisme (comme SWAP, Languages, etc.). Vous retrouverez la liste complète sur le site du gouvernement. Je répète, restez toujours sur le site officiel du gouvernement. Vous pouvez également opter pour différentes possibilités en fonction de vos âges, à vous de vous renseigner!
Mon expérience avec mon permis vacances travail
De mon côté, je me suis inscrite en janvier 2022 et j’ai été tirée au sort en avril 2022. J’ai eu 10 jours pour confirmer mon intérêt pour ma demande, puis 20 jours pour fournir tous les documents nécessaires : certificat de police (si vous avez vécu à l’étranger), données biométriques, visite médicale (obligatoire si vous voulez travailler avec des enfants ou en santé environ 150 à 250 €).
Une fois tout envoyé, le traitement du dossier prend généralement 1 à 2 mois. Si tout est bon, vous recevez une lettre d’introduction valable un an. C’est cette lettre d’introduction que vous devrez présenter au douanier canadien lors de votre arrivée à l’aéroport. Si tous vos documents sont validés, il vous donnera votre visa pour un ou deux ans, en fonction de la durée de votre assurance que vous avez prise. Je vais pas aller en détail sur cette partie car tout a déjà été expliqué sur les différentes plateformes.
Attention : si vous ne partez pas dans l’année, votre PVT est annulé (mais bonne nouvelle, depuis 2022, vous pouvez tenter à nouveau l’année suivante au risque de ne plus jamais être tiré au sort!).
3. Préparer son départ au Canada
J’ai reçu ma lettre d’introduction le 25 mai 2022, donc j’avais jusqu’au 25 mai 2023 pour me rendre au Canada. J’ai préféré arriver plus tôt, au cas où ! Pas question d’attendre la dernière minute même si c’est bien mon genre. Je suis quand même partie le 19 mai.
Franchement, entre nous… j’ai préparé mon départ à l’arrache. Mis à part le logement, l’assurance et le vol, tout le reste, c’était freestyle. À l’époque, je vivais à Barcelone. Dès la fin de mon contrat, j’ai enchaîné avec des vacances en Côte d’Ivoire, et deux semaines plus tard… grand départ ! Autant vous dire que je suis montée dans l’avion la tête pleine comme Jimmy Neutron. Il m’a fallu au moins deux semaines sur place pour redescendre.
Mon conseil : préparez-vous bien, mentalement et financièrement. On ne sait jamais à quelle sauce on va être mangé ici! Sauce brune, sauce graine, sauce arachide, bonne question! Est-ce que vous allez trouver un travail ? Un logement ? Est-ce que la ville vous plaira vraiment ?
Comment se préparer au mieux ?
Finaliser les documents administratifs
On ne rigole pas avec l’arrivée à l’aéroport canadien. Vous serez peut-être fatigué, excité, les yeux brillants à l’idée de commencer votre nouvelle vie… mais les douaniers, eux, vont droit au but. Voici ce qu’il faut absolument avoir sous la main :
- Votre assurance PVT : Si vous partez pour un an, vous pourriez vous dire « Allez, je prends juste une assurance d’un an ». Mauvaise idée ! Le douanier s’alignera sur la durée de votre assurance. Donc, si vous envisagez de rester deux ans, prenez directement une assurance pour deux ans. Pas de retour en arrière.
- 2 500 $ CAD minimum sur votre compte bancaire : Eh oui, c’est la règle. Mais croyez-moi, on en reparle dans la partie budget (spoiler : prévoyez plus large).
- Votre lettre d’introduction (le précieux document qui prouve que votre PVT est validé), ainsi que le passeport utilisé lors de votre inscription. Sans cela, vous n’irez pas bien loin…
- Votre visite médicale (si vous souhaitez travailler avec des enfants ou dans le secteur de la santé). Ce n’est pas facultatif, c’est indispensable.
Choix de la ville
J’avais déjà vécu à Montréal, alors j’ai voulu changer d’air en posant mes valises à Toronto. Je savais que les logements y étaient chers, donc j’ai loué un Airbnb pour 3 mois et demi, histoire d’avoir le temps d’analyser et d’être certaine de vouloir m’y installer sur le long terme.
J’avais aussi prévu de chercher un travail avant d’arriver, mais la réalité m’a vite rattrapée. C’était impossible de candidater avec tout ce que j’avais à faire avant mon départ.
Toronto et Montréal, c’est super dynamique, il y a plein de choses à faire surtout l’été qui est incroyable ici! Mais n’oubliez pas, le Canada, ce n’est pas que ces deux villes. Il y a plein d’endroits magnifiques à découvrir. Pensez à ce que vous recherchez : vie citadine ? nature ? facilité à trouver un job ? Chaque ville a ses avantages… à vous de choisir !
Budget
Prévoyez de l’argent. Du vrai. Du cash. De la moula.
Le gouvernement exige 2 500 $, mais soyons honnêtes, ce n’est pas suffisant. Vous ne savez pas quand vous trouverez un emploi, un logement, ou même si vous devrez avancer certains frais.
Certains arrivent avec 5 000 $, d’autres avec 10 000 $… tout dépend si vous venez seul, en couple ou en famille. Un bon budget, c’est moins de stress. Même si vous pensez pouvoir survivre avec des pâtes tous les jours, ne partez pas sans un minimum de sécurité financière.
Logement
On veut éviter les arnaques ! C’est très risqué de prendre un appartement sans l’avoir visité. Soit vous connaissez une personne de confiance sur place qui peut visiter pour vous, soit vous attendez d’être arrivé pour éviter de perdre de l’argent.
L’idéal : prendre un Airbnb pour deux semaines à un mois (voire plus), le temps de vous installer tranquillement et de repérer les quartiers qui vous plaisent. Oui, on veut éviter les mauvaises surprises !
Moi, comme j’atterrissais à Toronto, comme je vous ai dis j’ai réservé un logement pour trois mois et demi. Une pépite ! C’était confortable, propre, pas loin du centre, avec toutes les commodités à proximité. Franchement, j’aurais pu y rester toute une vie.
Bon, j’ai payé assez cher pour ces trois mois, mais si vous êtes deux, c’est tout bénéf’ ! Big up à mon magasin préféré Dollorama qui était juste en bas de chez moi !
Pas besoin de loger en plein centre non plus, dites-vous que cet appartement, c’est juste pour atterrir et prendre le temps de découvrir la ville petit à petit.
Réservation de vol
Partir deux ans, c’est long. Évidemment, vous aurez envie de ramener toute votre maison avec vous ! Bon, on ne peut pas tout emmener, mais grâce aux bons plans de pvtistes.net, vous avez droit à un bagage gratuit avec Air Transat ou Air Canada.
De mon côté, j’ai réservé via Ulysse avec Air Canada. Avec l’offre PVT, j’ai eu droit à deux bagages en soute. J’ai payé 279 € pour l’aller, et j’ai ajouté 250 € pour un troisième bagage de 32 kg.
Je voulais partir avec deux valises, mais j’avais l’impression qu’elles étaient déjà pleines avant même d’avoir tout mis dedans ! Alors j’ai sorti la carte bleue pour une valise en plus.
Et ce qui est génial, c’est que ce bon plan est valide pendant toute la durée du PVT. Je peux vous dire que je l’ai bien rentabilisé ! À chaque retour en France, je revenais avec une valise de 23kg et pas un gramme de moins.
Important : pour bénéficier du bagage gratuit, vous devez obligatoirement passer par le site de pvtistes.net. Bien sûr, vous pouvez prendre d’autres compagnies, mais quand on peut avoir un bagage gratos… pourquoi s’en priver ?
4. L'arrivée au Canada
Bon, dès que j’ai atterri, je suis allée chercher mon visa chez mes potes douaniers, avec tous les documents demandés bien en main. Résultat : 1h30 d’attente, mais tout s’est bien passé.
Quelques jours plus tard, je suis allée récupérer mon NAS (le fameux numéro d’assurance sociale, indispensable pour travailler au Canada). Je me suis présentée avec mon passeport et mon permis de travail, et en à peine 1h, j’avais mes 9 chiffres magiques. J’en ai profité dans la foulée pour ouvrir un compte en banque, puisque j’avais tous les documents nécessaires. Efficacité de sally, bonjour ! J’aurai pu travailler le lendemain mais bon pour ça il fallait déjà que j’en trouve un.
Premiers jours à Toronto
J’étais trop heureuse d’arriver après toutes ces démarches, mais alors physiquement… j’étais KO. Éclatée. Fatiguée. Il m’a fallu plus de deux semaines pour reprendre le rythme. Prenez vraiment un temps pour vous poser après votre arrivée même si c’est une semaine voire 10 jours.
Dès mon arrivée, je me suis inscrite à la salle, j’ai retrouvé mes amis que j’avais laissés, j’ai recommencé à redécouvrir la ville, et surtout… j’ai bien profité de l’été !
Après 3 mois à Toronto, j’ai pris la poudre d’escampette direction Montréal (oui, j’ai fui). Et pour connaître la raison de ce choix, je vous laisse filer lire mes articles de blog : ils n’attendent que vous !
5. Préparer son "après-permis vacances travail"
Bon, vous allez me dire : “Elle vient juste d’arriver et elle parle déjà de repartir ?”
Oui, et je vous explique pourquoi : le temps passe à une vitesse folle ! Je n’ai rien vu venir, et pouf… c’est déjà la fin de mon permis vacances travail.
Je vous l’ai déjà dit, mais l’immigration devient de plus en plus serrée. Le nombre de places diminue, les procédures se corsent… alors si votre objectif est de rester à long terme (études, résidence permanente, permis de travail, etc.), ne tardez pas ! Il serait vraiment dommage d’être freiné dans votre aventure.
Donc, si votre projet est de ne rester que deux ans (ou moins), alors profitez-en également pour découvrir le Canada mais également les beaux pays ensoleillés qui se trouvent à proximité de Montréal.
Ainsi, c’était mon Permis Vacances Travail version express : avant, pendant, après ! Finalement elles sont passés tellement vite ces des deux années.
J’ai eu la chance de vivre plein de choses, dont certaines que je n’ai même pas pris le temps de documenter sur mon blog… Mais j’ai adoré cette expérience, j’ai grandi, j’ai découvert, j’ai ri, j’ai parfois galéré… et j’ai surtout rencontré des personnes incroyables. Vivre à l’étranger, c’est une expérience unique, avec ses hauts, ses bas… mais croyez-moi, on s’en souvient toute sa vie.
Tchous, à bientôt pour la suite de mes aventures!








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