Montréal ou Toronto ? Province francophone ou anglophone ? Vous hésitez entre ces deux grandes villes canadiennes pour commencer votre nouvelle vie, mais votre cœur balance encore ? Je ressens d’ici les palpitations de votre cœur (tudum, tudum, tudum). J’ai la même sensation quand je dois choisir où bruncher. Quel choix difficile, mamma mia !
Comme ici on partage aussi bien les bons que les mauvais plans, je vais vous expliquer ce qui m’a poussée à choisir l’une de ces villes, tout en vous laissant, bien sûr, le choix final. Petite note : je décline toute responsabilité si vous regrettez plus tard, sauf si, bien sûr, je suis rémunérée. Dans ce cas-là, on en reparlera !
Battle Montréal ou Toronto : entre mode de vie, travail, logement et météo
Montréal et Toronto sont des villes totalement différentes. Pour choisir où poser mes 5 valises de 23 kg, je me suis appuyée sur quatre critères : le travail, le logement, la météo (oui, c’est très important) et la qualité de vie en général. Ce sont mes critères personnels, alors faites preuve d’un peu d’originalité et ne me copiez pas, merci !
Blague à part, il existe une multitude d’autres facteurs que vous pourriez considérer pour faire votre choix, comme les écoles si vous avez des petits monstres à la maison qui vous font la misère, ou le système de santé si vous tombez malade tous les quatre matins et que vous avez absolument besoin de consulter un médecin rapidement. Parce que, si vous vous aventurez au fin fond du Canada, c’est certain que l’attente d’un médecin sera aussi interminable que les résolutions qu’on prend chaque début d’année sans jamais les tenir.
Alors, prenez le temps de bien analyser tous ces points avant de faire le grand saut, car plonger les yeux fermés peut faire aussi mal que cet hypercut gauche! À votre avis, c’est Montréal ou Toronto qui se prend une raclée ?
Vivre à Toronto
Si vous avez déjà lu mon article Pourquoi j’ai déménagé au Canada, vous savez que mon aventure canadienne a débuté en 2019 avec un stage de fin d’études à Montréal. Pour ceux qui ne l’ont pas encore lu… on réglera ça plus tard ! Ayant déjà exploré le Québec, j’étais curieuse de découvrir une province anglophone. J’ai donc posé mes valises à Toronto en mai 2023 pour entamer mon Permis Vacances Travail. Allons voir de plus près à quoi ressemble cette ville, souvent surnommée le petit New York.
Le marché du travail à Toronto
Bien sûr, je commence par le travail, car sans emploi, pas d’argent. Et sans argent, pas de logement. Et sans logement bah c’est la merde quoi. Bref, vous comprenez mon délire.
Toronto c’est une ville un peu comme à l’américaine, le temps c’est de l’argent! On ressent cet esprit de travail au quotidien mais comment se déroule la vie professionnelle là-bas ?
En un mot (ou deux) : Toronto, c’est la jungle professionnelle. La concurrence est rude, et il faut être prêt à se battre pour se démarquer. La bagarre ! La bagarre ! La bagarre ! Les opportunités sont là, mais c’est souvent à vous de les créer. En vrai, c’est un peu comme partout dans le monde, il faut de la motivation pour avoir ce que l’on souhaite. Eh non, comme dit notre cher président français, il ne suffit pas d’aller au coin de la rue pour trouver du travail.
Concrètement certains domaines sont bouchés notamment la communication, le marketing, les rh et de plus en plus certaines branches de l’informatique. Vous devrez enfiler vos gants de boxe et monter sur un ring pour sortir du lot. J’espère en tout cas que vous ne subirez pas de ko car les frais de santé ici coûtent plus chers que votre éventuelle assurance vie.
Vous rêvez de travailler à Toronto ? Tous les secteurs ne sont pas saturés ! Si vous êtes vraiment déterminés à y aller, n’hésitez pas ! Allez toucher les étoiles, vous aurez peut-être quelques épreuves au départ, mais c’est normal. Un coup, deux coups, et ensuite, c’est reparti, n’est-ce pas ? Les boxeurs encaissent des coups et se relèvent, même après avoir laissé quelques (grosses) gouttes de sang sur le ring. Devenez votre propre Muhammad Ali. Vous pouvez très bien commencer par un poste moins qualifié pour acquérir votre première expérience canadienne.
Le marché est certes compétitif, mais les salaires à Toronto peuvent être extrêmement attractifs. Vous voyez cette moula, cette kichta, ce flouze, ces billets avec une somme à six chiffres ? C’est réalisable à Toronto. De quoi enfin mettre votre mère ou votre famille à l’abri, n’est-ce pas ?
De mon côté, j’ai très vite compris qu’il fallait que j’élargisse mes horizons en tentant ma chance dans plusieurs grandes villes du Canada. Après des recherches et des entretiens interminables, j’ai trouvé un poste à Montréal, ce qui m’a conduite à quitter Toronto. Est-ce que je regrette ? Lisez la suite de cet article pour le découvrir !
L’immobilier à Toronto
Ah, les loyers à Toronto… un sujet qui me fait pleurer à chaque fois que j’en parle. Si vous voulez vivre en plein centre, préparez-vous à des prix vertigineux. Un appartement d’une chambre peut facilement atteindre entre 2 100 et 2500 dollars canadiens (environ 1 400 – 1700 euros). Si vous recherchez des tarifs plus abordables, il faudra vous éloigner du centre. En général, les appartements sont minuscules, et je n’ai pas fait 5 000 km pour vivre dans une boîte de chaussures. Les prix sont particulièrement élevés pour les condos neufs situés au cœur de la ville. Bien sûr, vous pouvez envisager la colocation pour réduire les coûts (entre 1 100 et 1 700 dollars canadiens), selon que vous êtes 2, 3, 4, 5 ou même 6. C’est plus une colocation là, c’est une famille.
Alors, la question est : êtes-vous prêts à débourser ces sommes ? Personnellement, après quatre mois passés à Toronto, ma carte bancaire ne m’a toujours pas pardonnée… et je la comprends…
Qualité de vie
Coût de la vie
Le coût de la vie à Toronto est assez élevé. C’est la deuxième ville la plus chère du Canada, juste après Vancouver. Voilà, c’est dit ! Pour moi, si vous avez un salaire modeste à Toronto, fuuuuuuuuyez ! On n’est pas venu ici pour souffrir, ok ?
Pour vivre seul et confortablement, je dirais qu’un revenu d’au moins 80 000 $ – 90 000 $ par an est nécessaire, selon votre mode de vie. Bien sûr, certaines personnes optent pour la colocation et sortent peu, ce qui leur permet de s’en sortir aisément. Mais si, comme moi, vous aimez profiter de la vie (team one life), alors préparez-vous à aller braquer pas une, mais plusieurs banques. D’ailleurs, je devrais envisager de me joindre à vous !
Ambiance
L’ambiance à Toronto, on adore ! Toronto, c’est vraiment une ville multiculturelle et dynamique où il se passe toujours quelque chose. Comme je vous l’ai dit, c’est un petit remake des États-Unis. Les gens ne parlent qu’anglais, et pour se sentir dépaysé, c’est vraiment top ! Si en plus vous êtes fan de la culture américaine, vous serez servi ! Allez, qui veut bounce up, bounce up ?
La meilleure période, pour moi, c’est évidemment l’été ! Il y a plein de belles choses à faire. On se régale, surtout la première année quand tout est nouveau. Après, il faut sortir de la ville et faire des excursions aux alentours pour ne pas entrer dans une routine.
La météo
L’été à Toronto dure de juin à début septembre, voire mi-septembre. Pour qu’il dure le plus longtemps possible, il faut être sage et prier de toutes ses forces. J’espère que vous l’avez été cette année, autrement, on va souffrir, vilains grands enfants !
Généralement, pendant la période estivale, il fait toujours bon au Canada (entre 20 et 35 degrés). Par contre, il y a régulièrement des vagues de chaleur, et si vous n’avez pas de clim, bon courage !
Passons à un sujet un peu plus délicat : l’hiver à Toronto. N’ayant jamais passé la saison froide là-bas, j’ai demandé à mon amie Haby, qui y vit depuis deux ans, de me partager son expérience.
J’ai comme l’impression qu’elle n’a toujours pas digéré le froid, celle-là… En tout cas, merci Haby, ma habibi, pour ce beau témoignage ! J’espère qu’il en aura aidé plus d’un.e ! J’ai vraiment cru que j’étais journaliste en interviewant mon amie. À quand les podcasts ?
Vivre à Montréal
Maintenant que nous avons vu rapidement les caractéristiques de la ville de Toronto, prenons les routes cabossées du Québec pour nous rendre dans la ville de Montréal.
Le marché du travail à Montréal
Concernant la recherche d’emploi à Montréal, je ne vais pas vous dire que trouver un emploi en 2024 est simple, mais je trouve que Montréal est moins impitoyable que Toronto, même si certains secteurs restent très concurrentiels. Encore une fois, cela repose sur mon expérience personnelle. J’ai commencé ma recherche d’emploi en juin à Montréal et, en juillet, j’ai trouvé un poste, puis en août, j’ai commencé à travailler ! Ça va beaucoup trop vite, aussi vite que la carrière footballistique d’Usain Bolt.
Beaucoup de personnes parlent de l’importance d’avoir une première expérience canadienne avant de chercher directement le poste souhaité. Personnellement, je pense que tout dépend de votre profil et de votre domaine d’activité. Vous pouvez mettre quelques jours comme plusieurs mois à trouver un emploi. Une chose est sûre : soyez aussi persévérants que ces influenceurs de téléréalité qui tentent de nous vendre leurs produits tout droit sortis d’Aliexpress.
L’immobilier à Montréal
À Montréal, vous pouvez trouver toutes sortes d’appartements ! Des appartements à des prix raisonnables comme à des prix exorbitants. Tout dépend si vous souhaitez vivre dans un logement basique ou dans un immeuble tout équipé avec salle de sport, piscine et piste d’atterrissage pour votre jet privé. Il y en a vraiment pour tous les budgets et tous les goûts. Généralement, pour un appartement d’une chambre, comptez entre 1 200 $ et 1 700 $ canadiens (800 – 1150 euros), selon la localisation. Comme partout, plus on s’approche du centre, plus la température du loyer augmente. Attention, au Vieux-Port, c’est hot, hot, hot !
Si votre budget est limité, la colocation est une option très populaire à Montréal. Vous pouvez en trouver pour 650 à 900 dollars canadiens (450-600 euros). De quoi mettre votre petite moula de côté et profiter d’un hiver sous les Caraïbes, en Jamaïque et/ou en République dominicaine.
Qualité de vie à Montréal
Coût de la vie
En général, toutes les villes du Canada coûtent assez chères. Quand vous arriverez avec vos euros, c’est sûr que vous allez vous prendre pour les rois du monde. Montréal ne vous semblera pas chère, car le dollar canadien est aussi faible que ma résistance face au chocolat.
Dès que vous commencerez à travailler et à recevoir votre paie en dollars canadiens, on en reparlera. C’est certain que, si vous êtes un adepte de fromages, de bonne raclette fondante et de charcuterie, il faudra revoir quelques-unes de vos habitudes, car ça va vous coûter la peau des fesses. Mais comme je le dis toujours, le coût de la vie dépendra aussi de votre mode de vie.
Ambiance
Montréal, l’été, c’est une vibe. Entre les festivals, les rues piétonnes animées, les événements en tout genre et les grands parcs, il est impossible de s’ennuyer, sauf si vous êtes un casanier ou une casanière et que vous aimez rester dans votre grotte.
Pour moi, Montréal est une ville assez complète en général, que vous soyez seul, en couple ou en famille. Il y a vraiment des événements pour tous les publics, plein de sorties et de bons restaurants où l’on peut aller se goinfrer.
Même si l’atmosphère est top (hors hiver, je précise !), j’ai parfois l’impression qu’en ayant immigré dans une province francophone (il y a une invasion de Français dont je fais bien sûr partie), je ne me sens pas totalement dépaysée. J’ai retrouvé toutes mes habitudes de France et je me pose la question : est-ce que l’expatriation doit avoir ce goût-là ? Est-ce que je ne devrais pas poursuivre cette expérience canadienne dans une autre ville ? Je me questionne…
La météo
L’été, il fait bon à Montréal, les températures se situent généralement entre 20 et 35 degrés. Il peut parfois faire très très chaud, les températures pouvant aller jusqu’à 40 degrés, alors préparez-vous ! L’été débute généralement en juin et se termine début septembre. Après ça, il n’y a quasiment pas d’automne à Montréal. Profitez du mois de septembre et d’octobre pour faire quelques activités d’automne comme les randonnées, la cueillette des pommes…. Au bout d’un mois et demi, deux mois, toutes les feuilles tombent, et c’est le drame ! Dites bonjour à l’hiver.
Ah, l’hiver… c’est une autre histoire. L’hiver, l’hiver, l’hiver… Je pourrais vraiment écrire un livre à ce sujet. Le vent me gifle, mes oreilles se transforment en pierre et mes mains deviennent glace. L’hiver, quelle misère, quelle souffrance !
Bien que l’hiver n’ait pas été aussi terrible que ça l’an dernier, c’est quand même un changement radical par rapport aux températures européennes. Il faut bien se préparer en étant bien habillé. Votre garde-robe en prendra un coup, rip mes outfits avec mes beaux longs manteaux mais bon, c’est une question de survie !
Pour ne pas se mettre en mode hibernation tout l’hiver, sortez ! Il y a de belles sorties à faire en hiver ! Il faut juste se donner un coup de pied aux fesses. Malheureusement, ça sera sans moi, mes fesses vont rester sagement sur mon canapé moelleux. Non, je rigole, objectif 2024-2025 faire des chalets, du ski, du chien de traineau et des activités à gogo. Maintenant plus qu’à obtenir la black card pour pouvoir financer toutes ces activités.
Pourquoi j’ai choisi de déménager à Montréal ?
J’ai opté pour Montréal pour plusieurs raisons. Certes, l’ambiance de Toronto me plaisait énormément, et je me voyais vivre longtemps là-bas, mais le coût de la vie y est franchement élevé, et je trouve que cela ne vaut absolument pas le coup.
J’ai toujours eu mes petites habitudes : restaurants, sorties, voyages… et je voulais que mon expatriation soit synonyme de plaisir quotidien donc vivre à Montréal me semblait être un très bon choix.
De plus, ayant déjà effectué un stage de fin d’études à Montréal que j’avais adoré, je me suis dit que Montréal était le meilleur compromis pour concilier travail et vie personnelle. Je connaissais déjà du monde sur place, ce qui a grandement facilité mon installation.
Est-ce que je regrette ce choix? Pas du tout! Je fais partie de l’équipe, aucun regret (elle n’est pas menteuse, celle-là).
En réalité, j’aurais peut-être pris d’autres décisions, mais cela m’aurait coûté la chance de rencontrer certaines personnes avec qui j’ai partagé de merveilleux moments. L’objectif d’un PVT, c’est également d’expérimenter, de sortir de sa zone de confort et de découvrir de nouvelles choses et je pense bien que je l’ai fait.
D’ailleurs, c’est l’occasion parfaite pour faire un clin d’œil à mes copines (ah mes copines, ah mes copines, tu veux te bombaler bom, bom… je suis certaine que vous avez la chanson en tête maintenant !) qui ont récemment quitté le Canada. D’abord Kade, avec qui j’ai débuté cette incroyable aventure au Canada en 2022 !
Et Dallo, cette femme timide entre (gros) guillemets. Je vous souhaite un bon retour en France. Et si vous pensez vous débarrasser de moi, on se revoit très vite pour de nouvelles aventures.
Montréal ou Toronto : quelle ville correspond à votre style de vie ?
Je vous ai partagé mon avis, maintenant, vous avez une bonne idée de ce que je pense de Montréal et de Toronto, mais bien sûr, l’expérience reste unique à chacun. Alors n’hésitez pas à visiter ces villes pour ressentir celle qui vous correspond le mieux. Si vous êtes aussi indécis que moi, vous pouvez toujours commencer dans une ville, puis tenter l’autre.
Surtout, n’oubliez pas qu’il existe bien d’autres options au Canada : Ottawa, Québec, Vancouver, Calgary… Tout dépend de ce que vous recherchez. Vous avez des enfants ? Vous souhaitez obtenir rapidement la résidence permanente ? Vous rêvez d’un dépaysement total dans une ville plus tranquille ?
D’ailleurs, si vous cherchez la tranquillité absolue, il y a même des endroits au fin fond du pays où personne ne viendra vous embêter, où vous pourrez hiberner comme un bernard-l’hermite.
Le Canada offre une multitude d’options, et avec un peu de recherche, je suis certaine que vous trouverez votre petit nid douillet.
Alors, où poserez-vous vos bagages ? À Montréal, à Toronto ou à… ? Dites-le-moi en commentaires !
Tchous!








Superbe résumé ! Je suis de la Team Montréal, l’été y est incroyable!